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Bien sûr, je pourrais prendre des précautions oratoires, ménager mes chers petits lecteurs : après tout, je peux me tromper, j’espère me tromper. Mais c’est bien ainsi que je sens les choses depuis près de quarante ans, les faits ne me contredisent malheureusement pas, il me faut donc bien donner mon son de cloche, même s’il a des allures de glas.


IL N’Y A PLUS D’OISEAUX…



Il n’y a plus d’oiseaux.
Cette année, pour la première fois, dans mon jardin, il n’y a plus d’oiseaux.
Peu vous chaut ? Vous avez bien tort.
Ce n’est pas seulement dans mon petit jardin montagnard si longtemps préservé qu’il n’y a plus d’oiseaux. C’est notre planète qui perd ses oiseaux à toute allure, comme tout le reste d’ailleurs, insectes, poissons, amphibiens, coraux, banquises, et qui s’apprête à nous perdre.
Depuis des décennies, pendant l’hiver souvent très hivernal de la Vallée, je nourrissais mes oiseaux, qui m’ont toujours bien fait comprendre qu’ils n’étaient pas du tout « mes » oiseaux, mais des compagnons de passage qui ne me devaient rien, tout en me donnant beaucoup par leur seule présence.
J’ai vu peu à peu leur nombre et leur diversité diminuer, s’abréger la durée de leur présence, et depuis quelques mois je ne les vois plus.
Un merle, un seul, hante encore le jardin, quelques corbeaux passent un instant au sommet du grand épicéa, tous portent le même deuil, celui des passereaux.
J’avais chaque hiver, en sus de la présence quasi permanente des mésanges charbonnières et bleues, la visite de la mésange nonnette et de la mésange noire, celle de la mésange huppée, et parfois, brièvement, le passage de l’acrobatique petite troupe des mésanges longue-queue.
Le poirier m’offrait les déplacements assez vertigineux du grimpereau et de la sitelle torchepot, qui venait souvent à la mangeoire dont ne s’approchait qu’avec circonspection le rouge-gorge.
À part la sitelle, entr’aperçue une ou deux fois, je n’ai pas encore vu un seul de ces oiseaux cette année, même au moment du froid le plus vif, quand il faisait –16°. Par le passé, le jardin servait souvent de refuge à des migrateurs fatigués, il a ainsi hébergé pendant un mois en décembre 2007 un couple de grives litorne.
L’été dernier, la fauvette était là, mais pas le rossignol. Très peu de martinets, très peu d’hirondelles. Je n’ai pas revu le pic épeiche, ni la huppe, ni le pinson des arbres encore fréquent il y a peu, ni les gros becs casse-noyaux, ni les rouge-queue. Je n’ai vu cet été qu’une seule bergeronnette grise, un seul geai est passé becqueter les poires du poirier cet automne. Même la pie semble avoir disparu.
Cette désertification s’est produite en moins de dix ans, et elle n’a cessé de s’accélérer depuis trois ans, au point que la gent ailée semble en voie d’éradication dans mon quartier, contrairement aux moustiques…
Verrai-je encore arriver dans quelques semaines le couple de chardonnerets qui depuis quatre ans faisait son nid décoré de myosotis en haut du vieux poirier, au-dessus du nichoir dévolu au couple de mésanges bleues ? Entendrai-je encore, début mai, la flûte tremblotante et pure du petit-duc ?
Ces questions-là, je m’en excuse humblement auprès de mon lecteur, me paraissent autrement plus importantes, même pour ledit lecteur, et à vrai dire pour nous tous, que le fait de savoir si cette sinistre canaille de Fillon-Ulysse réussira ou non à poursuivre en compagnie de sa Pénélope si bien nommée sa minable Odyssée de candidat de l’hypocrisie, de la corruption et du déshonneur. Les escrocs et les tartuffes passent, la vie continue, du moins je l’espère, mais n’en suis plus si sûr : il n’y a plus d’oiseaux dans mon jardin.

Le hasard, s’il existe, m’a fait tomber tandis que je relisais ce billet sur une fable de notre bon La Fontaine (comme aimaient à l’appeler benoîtement les manuels de ce siècle bourgeois que fut le 19e).
Au moment où notre excessif et trop rapide « progrès » semble se retourner contre nous, cette fabulette prend des allures de prophétie…

Cliquez sur la vignette et la fabulette cherra ! {PNG}
Cliquez sur la vignette et la fabulette cherra !



Dans le prolongement de ce que je viens d’écrire, cela vaut vraiment la peine de voir « La Vallée des loups » de Jean-Michel Bertrand, de lire « Le génie de la bêtise », dernier opus de Denis Grozdanovitch, « La silicolonisation du monde » d’Éric Sadin, « Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces » de Franz Broswimmer et « Osons rester humain » de Geneviève Azam. Et, cerise sur le gâteau, de déguster le délicieux et profond petit livre que remettait sans cesse sur le métier mon défunt ami Georges Roditi, « L’esprit de perfection ».

Et puis, pour plus tard, les « Cinq méditations sur la beauté » de François Cheng, et Suarès, tout Suarès, par petits bouts s’il vous nourrit trop. C’est un immense privilège de pouvoir méditer en compagnie de ce prophète de vie, ennemi juré de tous les faux prophètes, fou d’exigence et à mes yeux le plus grand poète en prose qu’ait connu la langue française.


P.S : À propos, entre autres, d’Emmanuel Macron et François Fillon :
CE N’EST PAS PARCE QU’IL N’Y A PLUS D’OISEAUX QUE VOUS DEVEZ NOUS PRENDRE POUR DES PIGEONS !
Si vous voulez vous faire une idée de ce qu’est réellement la Macronite aiguë, cette épidémie de marketing populiste propagée par l’oligarchie libérale-nazie, l’article en PDF ci-dessous peut utilement contribuer à votre information. Une chose est sûre, impossible d’être plus intégré au « système » que ce candidat prétendument hors système !
Petit robot à la carrosserie brillante, parfaitement formaté, Macron est le dernier avatar des Terminators liberticides fabriqués par les maîtres de la mondialisation technologique antihumaniste. C’est, tout bêtement, le candidat des multinationales. Et c’est bien pourquoi, pour citer l’article en question, « Emmanuel Macron n’apprécie guère qu’on le réduise à son passage chez Rothschild, célèbre banque d’affaires où il conclut avant d’entrer à l’Élysée le rachat des laits infantiles de Pfizer par Nestlé, énorme opération à 9 milliards d’euros qui lui rapporta gros (lire notre article). »
Quand on sait les terribles dégâts provoqués particulièrement en Afrique par les campagnes anti-allaitement au sein et l’usage de laits en poudre pour bébés, on voit de quoi est réellement capable cette sinistre caricature d’enfant de chœur.


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LA MACRON COMPANY



Dans le même ordre d’idées, l’article qui suit renvoie à un rappel bien utile de ce que cache un certain centrisme, dont le cœur n’est « ni de droite ni de gauche », pour la bonne raison qu’il a un portefeuille et un bulldozer à la place.

Si vous êtes abonné à Mediapart, suivez ce lien pour voir les photos…
https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rouzies/blog/060217/ce-que-loeuvre-de-lecanuet-nous-dit-du-projet-de-macron

CE QUE L’ŒUVRE DE LECANUET NOUS DIT DU PROJET DE MACRON

6 févr. 2017 par Bertrand Rouzies blog : le blog de Bertrand Rouzies
Emmanuel Macron n’a pas encore pu apprécier directement les effets du progrès "en marche" tel qu’il le conçoit, mais les habitants du secteur prolétarien du vieux Rouen se rappellent bien ce que son modèle, Jean Lecanuet, qui fut maire de la ville, entendait par libéralisme modéré et moderne.
Il n’aura échappé à personne qu’Emmanuel Macron, papier tue-mouche idéologique, a emprunté à Jean Lecanuet, du temps où celui-ci, sémillant quadra, taillait des croupières à De Gaulle à l’élection présidentielle de 1965, la formule « en marche », ainsi que le vernis de renouveau dont il enrobe sa profession de foi. Mais qu’est-ce que peut bien signifier une marche qui, sous couvert de libération de l’esprit d’entreprise, ne change rien aux fondamentaux du « darwinisme social », lequel attribue « au plus fort la pouque », comme on dit en Normandie ? Éléments de réponse en images.

À la fin des années 1960, Jean Lecanuet, qui accède à la mairie de Rouen, décide, conjointement avec le ministère de la reconstruction et de l’urbanisme (MRU), d’accélérer le processus de « rénovation » du centre ville historique en faisant démolir purement et simplement près de 80 % du secteur prolétarien épargné par les bombardements de 1944, soient les quartiers Saint-Nicaise, Croix-de-Pierre et Martainville, où vivait un Rouennais sur trois. De l’aveu même d’un fonctionnaire du MRU, pris d’un accès démiurgique, la Seconde guerre mondiale « n’[avait] pas assez rasé Rouen »[1]. On prétendit mieux faire que les forteresses volantes.

Ces quartiers prolétariens, qui concentraient 40 % des garnis de la ville, comptaient nombre d’immeubles insalubres, dont les courées sales et obscures, embuées par d’incessantes et vaines lessives, abritaient germes tuberculeux, ateliers de fortune, jardins potagers et trafics en tout genre. On ne s’y aventurait pas sans risques à partir d’une certaine heure et par les nuits sans lune. Voilà pour la caricature, en partie vérifiée, bien entendu, car pour le reste, il y régnait une convivialité que tous les anciens habitants regrettent amèrement. La misère endémique n’excluait pas une grande mixité sociale, et même – comme cela sonne étrangement à nos oreilles ! – culturelle, puisque que des familles somaliennes vivaient là, attirées par les promesses de travail sur les chantiers de la reconstruction, en parfaite harmonie avec les indigènes, des Cauchois et des Bretons, fondus les uns dans les autres depuis le XIXe siècle. Ces quartiers, très scolaires et très religieux, possédaient tous les commerces utiles, en plusieurs exemplaires et parfois en vis-à-vis. Le bâti était vétuste, certes (la faute à la manie de plâtrer les pans de bois, qui accélérait, en emprisonnant l’humidité, le pourrissement des structures, et aux deux guerres mondiales, qui, en gelant les loyers, avaient privé les propriétaires des moyens d’entretenir les toitures et la zinguerie), mais restaurable. Certaines demeures à encorbellement remontaient au XIVe siècle et côtoyaient d’élégants hôtels particuliers de style Henri II. Quasiment toutes les maisons et immeubles étaient à colombages plus ou moins apparents.

Sur les 2 410 immeubles du secteur est, 132 seulement tombaient sous arrêté de péril. 600 autres réclamaient des réparations urgentes[2]. Mais non, on ne fit pas dans la dentelle. La marche en avant de Lecanuet piétina tout cela, sauf les plus belles pièces, démontées et remontées en décor moyenâgeux dans l’hypercentre touristique, et l’on bétonna et l’on goudronna à tour de bras, parce que c’était à la mode, parce que ça faisait propre, parce qu’il fallait produire du neuf à tout prix et fournir des débouchés aux cimenteries et aux aciéries françaises. On nettoya du même coup la population. Les trois-quarts des habitants, incapables de payer les loyers des immeubles modernes qui se dressèrent à la place de leurs bicoques, furent « déportés » (c’est leur mot) et dispersés dans de nouveaux ensembles moins cossus, à la périphérie, loin de leurs repères et de leurs amis. Les quartiers est n’avaient pas été ravagés par les bombardements, ils le furent par les urbanistes et la municipalité. Lorsqu’il fut décidé de détruire l’îlot B (quartier bas Saint-Nicaise), un des lieux les plus pittoresques de la ville, où André Hunebelle était venu tourner en 1962 Les Mystères de Paris, la pilule passa tellement mal que, la main sur le cœur, on dut promettre en vrac l’installation d’artisans d’art, l’ouverture d’hôtels, de restaurants, de galeries, d’une Maison de l’Europe, d’une Maison des jeunes, d’une Maison de la culture et d’un cinéma d’art et d’essai. Rien ne tout cela n’advint et de bêtes clapiers poussèrent, pour lapins aisés. Un dortoir résidentiel. Un de plus.

Lecanuet orchestra avec le sourire un massacre sociologique de masse, par ignorance de ce qui fait le tissu conjonctif d’une ville vivante. S’il s’était posé un peu avant de se mettre en marche, il n’eût pas abîmé « sa » ville comme il l’a fait, il n’eût pas imposé sa conception hygiéniste et eugénique de l’épanouissement et du mieux-être à des Rouennais plus riches humainement que matériellement, qui perdirent dans l’opération le peu qu’ils avaient. Il n’y eut certes pas mort d’homme, mais une mort sociale a de multiples conséquences, et pas des moins ravageuses pour les générations qui suivent.

Le néo-libéralisme macronien a une dentition refaite mais il mord comme l’ancien, car il repose sur les mêmes présupposés. La meute des accapareurs aux pieds lourds ne s’y est d’ailleurs pas trompée, qui l’entoure de ses lapements énamourés, prête à tout mettre en œuvre pour que la marche en avant fasse du sur place. Énième resucée de l’adage guépardien : « Il faut que tout change (en surface) pour que rien ne change (en profondeur) » À bon entendeur…


[1] Patrice Quéréel, Tout pour la gueule, Rouen 1952, une mission photographique en secteur prolétarien, Rouen, Asi Éditions, 2006, p. 11.
[2] Michel Quoist, La Ville et l’Homme, Rouen, Étude sociologique d’un Secteur prolétarien, Paris, Éditions Ouvrières, 1952.

Même un d’Ormesson ne s’est pas laissé prendre aux grosses ficelles macroniennes…




DEUX MISES AU POINT BIEN NÉCESSAIRES FACE À L’INCROYABLE MAUVAISE FOI D’UN POLITICIEN VÉREUX…

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RÉAGIR FACE À LA CORRUPTION



Noël Mamère
Le 07/02/2017
Le « Fillongate » dépasse de loin tout ce qu’on a connu des Chirac et autres bonimenteurs, dans la mesure où le candidat de la droite a remporté la primaire de son camp sur la vertu, l’intégrité et l’honnêteté, reprochant, en sous texte, à son principal adversaire de ne pas l’être. Aujourd’hui, malgré une conférence de presse visant à le réhabiliter, François Fillon est devant ses contradictions ; l’homme public soi-disant vertueux ne parvient plus à effacer l’homme d’argent, le gagne-petit, prêt à toutes les combines et à tous les conflits d’intérêt pour épaissir son matelas de châtelain. Désormais, comment va-t-il pouvoir imposer son programme d’austérité à la Churchill avec « du sang et des larmes », pour les pauvres et une baisse des impôts pour les plus riches, 500 000 fonctionnaires en moins et l’allègement du Code du travail ? Aucune opération de communication, aussi habile soit-elle, ne parviendra à faire oublier ces montages mesquins organisés pour s’enrichir sur le dos du contribuable. Et ces « salauds de pauvres » auxquels il veut s’en prendre devront avoir de la mémoire et dire qu’on ne la leur fait pas. 
C’est le même Fillon qui, en 2007, avait déclaré la « France en faillite », tentant d’incarner avec sa figure de triste sire, le remède miracle, la potion magique du redressement du pays, administrée comme des lavements, aux salariés, chômeurs, retraités.
Le candidat de la droite est la caricature de la caste politique dont il était jusqu’alors une des têtes de gondole. Il est victime d’abord de lui-même : ce titulaire incontesté du Master d’Hypocrisie politique a été pris à son propre piège. Il s’est fracassé sur l’autel de la vertu. Ce qui apparaissait juste normal avec Sarkozy ou Le Pen, est devenu insupportable à l’ensemble des Français mais surtout à son propre électorat qui s’est senti floué, volé, arnaqué. Il avait tant misé sur le personnage que la déception n’en est que plus grande. Fillon est devenu synonyme de Filou. Le Cahuzac de la droite est désormais disqualifié politiquement. Ce qui choque dans cette affaire est bien le décalage entre les principes affirmés, les valeurs affichées, les propositions de réformes assumées et la réalité des magouilles de bas étage. Il n’est que la énième confirmation du caractère hors-sol de la politique sous la Vème République. Il y a toujours eu des scandales depuis que le Parlement existe. Mais auparavant les députés représentaient des intérêts de groupes sociaux ou de territoires : Untel était le porte-parole des bouilleurs de cru, untel celui des ouvriers, tandis que les autres défendaient, qui l’artisan ou le commerçant, qui le paysan de la Beauce ou de Bretagne… Avec la Vème République, et l’affaiblissement des pouvoirs du Parlement au profit exclusif de l’Exécutif, les députés ne représentent souvent qu’eux-mêmes. Sans moyens, comparativement aux Congressmen américains, ils sont soit des députés godillots, destinés à voter les textes préparés par l’administration, soit une opposition impuissante. A quoi peuvent donc servir des assistants parlementaires dans ce cas ? Telle est la question que nous devrions nous poser avant même de porter un jugement sur l’enrichissement personnel de la famille Fillon.
Ceux qui émergent dans ce vent de folie expriment tout à la fois le ras-le-bol des électeurs mais aussi le besoin d’un renouvellement. Les trois meetings du week-end et l’investiture du candidat socialiste démontrent qu’une page se tourne dans la vie politique française et pas seulement en termes de génération.
Les deux partis de gouvernement qui ont vampirisé l’espace politique des quarante dernières années apparaissent comme à bout de souffle. Le candidat socialiste peut ainsi représenter son camp sans que le premier ministre en exercice et la plupart des ministres soient présents à son investiture. Il peut à la fois soutenir un projet écologiste et social, demander l’abrogation de la loi Travail et soutenir la candidature de Myriam El Khomri ou de Manuel Valls, sans se soucier des contradictions d’un PS en fin de partie.
Un ex-ministre de l’économie d’un gouvernement dit de « gauche » peut ainsi se présenter avec un programme que ne renierait pas « la Revue des deux mondes » ou « le Point » de Franz Olivier Giesbert. Marine Le Pen peut s’afficher sans complexe comme candidate de substitution au grand blessé de de Sablé sur Sarthe et lancer un appel au rassemblement des « patriotes » de droite et de gauche sans choquer personne. Et Jean-Luc Mélenchon se dupliquer en hologramme pour disserter sur la conquête de l’espace !
Certes l’heure est à l’ouverture de nouvelles frontières politiques ; Hamon, Mélenchon et Jadot sont en train de les dessiner, suscitant un formidable espoir chez tous ceux qui ne croyaient plus à la gauche et à l’écologie. Il est urgent qu’ils écrivent ce récit sur le même papier, avec le même crayon, pour ne pas décevoir tous ceux qui les pensent capables de se dépasser. Chiche !